Exposition permanente

La passion pour l’écriture
Josep Pla (1897-1981)

L‘exposition permanente ainsi intitulée est installée dans la maison natale de l’écrivain, au 49 rue Nou, à Palafrugell. Elle porte à la connaissance du public l’itinéraire personnel et professionnel de l’écrivain, en le replaçant dans le contexte historique du s.XXe

Jo, com a persona posada a treballar, no donava per més i penso que fet i fet he escrit la meitat de la meva obra per als diaris i les revistes, i l’altra meitat són tipus humans que he tractat de conèixer, com és l’enrevessat món dels pagesos i dels mariners o bé el senyor Cambó, o l’escultor Manolo, o Santiago Rusiñol, posem per cas. Aquests quaranta volums, als quals fatalment arribarem, són la meva modesta aportació a dues coses que estimo: la meva llengua i el país on he nascut.”

Josep Pla. Per passar l'estona. OC XXXVI.

1. Autoretratportrait

“Hauteur : 1,74 m. Si j’en crois le système de classification de Retzius, mon crâne est notoirement à tendance brachycéphale. J’ai une petite tête et j’ajouterais que j’ai la grosse tête. Ma tête est abondamment peuplée de cheveux. Ne pas en avoir m’aurait été complètement égal, mais selon la prophétie d’un coiffeur de la rue Cavallers proférée à ma mère quand j’étais enfant, je suis prédestiné à avoir des
cheveux toute ma vie. J’aurai donc des cheveux, jusqu’à la mort, ce qui pour mes parents était un grand prétexte de fierté et de satisfaction positive. C’est peu certes, mais il vaut mieux se contenter de ce que l’on a. Je n’ai pas un front spacieux, énorme, fugitif, suggestif (hypothétique) d’une puissante intelligence, selon les clichés du roman. J’ai un front normal, droit et vertical au sol. Mes cheveux ne sont pas complètement blonds, ni tout à fait bruns. Je suis moitié-moitié. Après ce front, plus bas, se détache un nez qui à une autre époque était très correct, finement dessiné par les cartilages. J’ai moi-même détruit la forme de mon nez, dans un village de la côte du levant où nous passions l’été, une année pendant les fêtes du village, en grimpant au mât de cocagne.” 

Josep Pla. Le cahier gris.

“Maintenant je vais vous dire, si vous le permettez, les villes importantes que je connais et où j’ai vécu pendant une grande partie de ma vie. Comme j’étais jeune, que le temps passe vite et que le salaire était maigre, et ayant toujours été un anti-bohémien total, j’ai accepté ma vie ! J’ai vécu à Barcelone, Madrid, Lisbonne, Porto, Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille ; Berlin, Hambourg, Francfort et Munich ; Gênes, Turin, Milan, Florence, Rome et Naples ; Stockholm, Oslo, Copenhague et Helsinki ; Varsovie, Prague, Vienne, Budapest et Sofia ; Athènes (Barcelone et Athènes sont les villes les plus peuplées de la Méditerranée) ; Constantinople et Ankara ; Tel-Aviv et Jérusalem ; Le Caire et dans les ports de la mer Rouge, à Aden et au Koweït ; Moscou, Leningrad et Gorki ; dans tant d’autres dont je ne me souviens pas. Dans combien de lits ai-je dû dormir ! Quelle quantité de substances ai-je dû avaler, en tout cas meilleures que celles que l’on mange habituellement aujourd’hui, à de rares exceptions près, dans mon pays !”

Josep Pla. Darrers escrits. OC XLIV.

2. À la decouverte du monde

Vista de l'exposició "La passió per escriure"

Foto Paco Dalmau

3. Choses vues

“L’écrivain a une totale responsabilité vis-à-vis de son époque.”

Josep Pla. La vida amarga. OC VI.

“Dans le sud, au bord de la Méditerranée tout est local . La météo, la cuisine, les langues régionales, les gens. Tout est en constant changement. Quelques milles plus au nord ou plus au sud, tout change : la direction des vents, le goût du poisson, la quantité d’ail dans la marmite, le langage, le goût, les sentiments. Les nuances sont fascinantes, surprenantes.”

Josep Pla. Aigua de mar. OC II.

4. La Lutte Contre L’oubli

5. L’enthousiasme pour l’écriture

“Je dois avouer que je n’aurais pas su faire autre chose qu’écrire.”

Josep Pla. Per passar l'estona OCXXXVI

“Sujet littéraire : dessiner, en un trait et demi, le vol d’un oiseau.”

Josep Pla. Le cahier gris.

6.La vie ondoyante

“Moi je ne ferais rien pour que les journaux en parlent. Je te remercie pour l’article que tu as rédigé. mais il ne me fera pas vendre un seul exemplaire. Le livre se vendra lentement, mais sûrement. Il y a tant d’années que j’écris, j’ai écrit tant de colonnes, tant de gens me connaissent et surtout le livre est si merveilleusement bien imprimé que les gens voudront l’avoir et l’achèteront.

En outre, j’ai près de deux mille admirateurs à toute épreuve, solides, qui feront de la publicité. Plus ou moins. Ces types feront, et font, la campagne de mon livre. Cela me suffit. Ces personnes me suivent depuis plus de 50 ans. J’ignore qui elles sont. Tout ce que j’écris leur plaît, ils aiment simplement, par goût, par désir de passer un moment. C’est une chose qui me paralyse à chaque fois, mais qui est bien réelle.”

Lettre de Josep Pla à Josep Vergés, août 1966,
quelques semaines après la publication d’El quadern gris.

“La casa està admirablement col·locada sobre el paisatge. Els homes que la construïren formaven part de l’anonimat més gloriós. S’adonaven, però, del pes, de les formes, de l’esperit de la realitat circumdant. Un bon gust instintiu, nascut de la seva innata humilitat, eliminà de la seva visió de les coses tot exabrupte presumptuós, tota vel·leïtat de singularització”

Josep Pla. Els pagesos OC VIII

7. Le mas Pla