Imatge d'un jove Josep Pla davant la seva biblioteca al Mas Pla, al costat de la imatge gràfica de l'exposició permanent de la Fundació Josep Pla.

Exposició permanente

La passion pour l’écriture
Josep Pla (1897-1981)

Il faut écrire en toute liberté, avec du goût, du plaisir, mais avec le plus grand respect possible.

Josep Pla. Notes del capvesprol. OC XXXV.

Josep Pla est le prosateur le plus important de la littérature catalane contemporaine. Écrivain et journaliste, auteur de livres, biographies, mémoires, romans et grands reportages, il voyage dans le monde entier sans jamais oublier ses origines, Palafrugell et l’Empordà, en rendant le « local » universel.

Habité par une passion dévorante pour l’écriture, Pla revêt son œuvre d’un style singulier : à travers un regard personnel et unique, il transforme la vie, les expériences et les lectures en matière littéraire qu’il confond ensuite avec la réalité. Dans ses textes, il construit l’image du solitaire de Llofriu : un masque qui lui permet de cacher derrière la littérature la personnalité authentique d’un homme sensible, qui prend soin de sa famille, qui aura plusieurs relations sentimentales et qui, toute sa vie durant, sera entouré d’amis et de connaissances.

Très jeune déjà, Pla est connu, reconnu et très aimé de tous types de public, grâce à cette proposition singulière au sein de la scène littéraire catalane. Les lecteurs apprécient aujourd’hui encore dans son œuvre la réflexion sur l’identité personnelle et collective, la recherche profonde sur le passage du temps et la mémoire, ainsi qu’un vigoureux portrait de la Catalogne du XXe siècle.

El bombí de Josep Pla sobre el nom de Pla

Grups prèvia concertació

Entrades individuals

Preu: 7,00 € i 5,00 € TR3SC i altres descomptes
Durada: una hora i quart, aproximadament

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Grups prèvia concertació

Preu per grup: 90,00 € (100 € cap de setmana i festius)
Els grups més grans de 15 persones s’hauran de dividir, per tal de circular amb més comoditat per l’exposició.

Durada: una hora i quart, aproximadament

Reserva:
info@fundaciojoseppla.cat – 972 30 55 77

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Petit totem de fusta amb la imatge i l'explicació de l'activitat "Pla per a petits grans curiosos" i les fitxes rodones amb preguntes que conviden a la reflexió.

1. Autoportrait

“Hauteur : 1,74 m. Si j’en crois le système de classification de Retzius, mon crâne est notoirement à tendance brachycéphale. J’ai une petite tête et j’ajouterais que j’ai la grosse tête. Ma tête est abondamment peuplée de cheveux. Ne pas en avoir m’aurait été complètement égal, mais selon la prophétie d’un coiffeur de la rue Cavallers proférée à ma mère quand j’étais enfant, je suis prédestiné à avoir des
cheveux toute ma vie. J’aurai donc des cheveux, jusqu’à la mort, ce qui pour mes parents était un grand prétexte de fierté et de satisfaction positive. C’est peu certes, mais il vaut mieux se contenter de ce que l’on a. Je n’ai pas un front spacieux, énorme, fugitif, suggestif (hypothétique) d’une puissante intelligence, selon les clichés du roman. J’ai un front normal, droit et vertical au sol. Mes cheveux ne sont pas complètement blonds, ni tout à fait bruns. Je suis moitié-moitié. Après ce front, plus bas, se détache un nez qui à une autre époque était très correct, finement dessiné par les cartilages. J’ai moi-même détruit la forme de mon nez, dans un village de la côte du levant où nous passions l’été, une année pendant les fêtes du village, en grimpant au mât de cocagne.”

Josep Pla. Le cahier gris.

“Maintenant je vais vous dire, si vous le permettez, les villes importantes que je connais et où j’ai vécu pendant une grande partie de ma vie. Comme j’étais jeune, que le temps passe vite et que le salaire était maigre, et ayant toujours été un anti-bohémien total, j’ai accepté ma vie ! J’ai vécu à Barcelone, Madrid, Lisbonne, Porto, Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille ; Berlin, Hambourg, Francfort et Munich ; Gênes, Turin, Milan, Florence, Rome et Naples ; Stockholm, Oslo, Copenhague et Helsinki ; Varsovie, Prague, Vienne, Budapest et Sofia ; Athènes (Barcelone et Athènes sont les villes les plus peuplées de la Méditerranée) ; Constantinople et Ankara ; Tel-Aviv et Jérusalem ; Le Caire et dans les ports de la mer Rouge, à Aden et au Koweït ; Moscou, Leningrad et Gorki ; dans tant d’autres dont je ne me souviens pas. Dans combien de lits ai-je dû dormir ! Quelle quantité de substances ai-je dû avaler, en tout cas meilleures que celles que l’on mange habituellement aujourd’hui, à de rares exceptions près, dans mon pays !”

Josep Pla. Darrers escrits. OC XLIV.

2. À la decouverte du monde

Vista de l'exposició "La passió per escriure"

Foto Paco Dalmau

3. Choses vues

“L’écrivain a une totale responsabilité vis-à-vis de son époque.”

Josep Pla. La vida amarga. OC VI.

“Dans le sud, au bord de la Méditerranée tout est local . La météo, la cuisine, les langues régionales, les gens. Tout est en constant changement. Quelques milles plus au nord ou plus au sud, tout change : la direction des vents, le goût du poisson, la quantité d’ail dans la marmite, le langage, le goût, les sentiments. Les nuances sont fascinantes, surprenantes.”

Josep Pla. Aigua de mar. OC II.

4. La Lutte Contre L’oubli

“Homenot, en català, no té cap sentit inconvenient i despectiu ni cap matís necessàriament grotesc: més aviat s’aplica a persones singulars, de personalitat grossa, voluminosa, rellevant, humanament densa. És possible que a l’època dels nenúfars lilials i de les carnacions morades i evanescents la paraula fos considerada grollera. Avui, que la burgesia ha esdevingut tan combativa i es deixa amb tanta eficàcia dirigir, és gairebé segur que el matís liberal-decadent de la paraula ha caigut completament i s’ha esvaït. «Homenots» vol dir avui el que en la nostra llengua volgué dir sempre.”

Josep Pla. Homenots (segona sèrie). Selecta, 1958

5. L’enthousiasme pour l’écriture

“Je dois avouer que je n’aurais pas su faire autre chose qu’écrire.”

Josep Pla. Per passar l'estona OCXXXVI

“Sujet littéraire : dessiner, en un trait et demi, le vol d’un oiseau.”

Josep Pla. Le cahier gris.

6. La vie ondoyante

“Moi je ne ferais rien pour que les journaux en parlent. Je te remercie pour l’article que tu as rédigé. mais il ne me fera pas vendre un seul exemplaire. Le livre se vendra lentement, mais sûrement. Il y a tant d’années que j’écris, j’ai écrit tant de colonnes, tant de gens me connaissent et surtout le livre est si merveilleusement bien imprimé que les gens voudront l’avoir et l’achèteront.

En outre, j’ai près de deux mille admirateurs à toute épreuve, solides, qui feront de la publicité. Plus ou moins. Ces types feront, et font, la campagne de mon livre. Cela me suffit. Ces personnes me suivent depuis plus de 50 ans. J’ignore qui elles sont. Tout ce que j’écris leur plaît, ils aiment simplement, par goût, par désir de passer un moment. C’est une chose qui me paralyse à chaque fois, mais qui est bien réelle.”

Lettre de Josep Pla à Josep Vergés, août 1966,
quelques semaines après la publication d’El quadern gris.

“La maison est admirablement placée sur le paysage. Les hommes qui l’ont construite vivaient dans le plus parfait anonymat. Ils étaient, néanmoins, conscients du poids, des formes, de l’esprit de la réalité environnante. Un bon goût instinctif, né de leur humilité innée, éliminait de leur vision des choses tout emportement présomptueux, toute velléité de singularisation.”

Josep Pla. Els pagesos OC VIII

7. Le mas Pla